Press Reviews                                

06/11/2017

LES DUOS DE PIANOSCOPE

LES DUOS DE PIANOSCOPE

LES DUOS DE PIANOSCOPE


FESTIVAL PIANOSCOPE A BEAUVAIS : LES DUOS A L’HONNEUR

Il fallait y penser, et il fallait le faire! Pianoscope l’a réussi: un festival de duos pianistiques pour cette 12ème édition hors des sentiers battus. Il faut dire que la programmation avait été confiée à Katia et Marielle Labèque, icônes du genre, qui avaient carte blanche.

L’opportunité nous est donnée ici de saluer leur formidable carrière, jalonnée d’audaces dont la première a été de s’imposer à une époque où jouer en duo, à quatre mains ou deux pianos, « était mal vu », ainsi nous le révèle Katia, et la seconde d’oser, avant même de se faire un nom, le répertoire contemporain avec pour commencer les Visions de l’Amen deMessiaen à même pas 20 ans. Depuis, elles ont tout exploré: le classique, le jazz, la musique baroque, la pop…Un appétit resté intact chez ces deux sœurs.
 
Pianistes exigeantes, elles sont aussi ce qu’il est couru d’appeler des « pros de la scène », dont elles possèdent un sens aigu qui force l’admiration. Quelle belle idée que ce programme rattachant Ravel à ses origines basques! A sa lecture, la première partie au demeurant semble « classique », mais avec leur allure de rockeuses, l’arrivée des deux sœurs brunes comme le jais, sème le doute. Ravel hard rock? Est-ce possible? On cherche le mur de son…En vain. C’est un Ravel tendre et innocent qu’elles nous content dans Ma Mère L’Oye. Le monde jamais perdu de l’enfance est là avec sa candeur et ses émerveillements. Si les sœurs Labèque ont quelques petits arrangements avec les compositeurs et les partitions, c’est pour mieux servir la musique et le rendu sonore. Leur vision va au-delà des notes. C’est le cas dans le Jardin féérique où les glissendi finaux sont rallongés, et dans la Rhapsodie Espagnole, collant aux volumes des versions orchestrales. La Rhapsodie Espagnole, elles l’ont probablement dans le sang. Cette œuvre d’une difficulté redoutable dont elles livrent une interprétation très personnelle, est incroyable de caractère sous leurs doigts aiguisés et d’une acuité rythmique impressionnante. Quelle énergie! Et quelle théâtralité!

Connaissez-vous Eñaut Elorrieta? Et Thierry Biscary? Ces musiciens-chanteurs basques et l’ensemble OREKA TX (percussions basques) se sont joints au duo Labèque pour la deuxième partie. Un retour aux racines, celles de Ravel et celles des deux sœurs. Txalaparta, tobera, pandero, danbor, txepetx, thun thun, wilintx, atabal…ces noms étranges ne vous disent rien? Ce sont des percussions traditionnelles basques, certaines assez frustres, comme ces pièces de bois et ces pierres de différentes tailles sur lesquelles on frappe. Après deux mélodies fort belles et émouvantes accompagnées au piano, et quelques morceaux pour percussions, le Boléro de Ravel, dans sa version deux pianos écrite par le compositeur, colorée des sonorités très particulières de ces percussions, a conquis le public. Le grand crescendo du Boléro part de quasi rien: quelques notes pianissimo aux pianos, et le frottement léger d’une main sur la peau d’un tambour. Un mouvement, un son déjà sensuels. Progressivement le son s’étoffe et la musique s’anime: grelots, tambours de basque, et autres instruments entrent en jeu un à un. Les musiciens scandent une danse tout en jouant, dans l’éclairage de la scène qui vire du froid au chaud. L’effet est saisissant. Le Boléro entre en fusion, sonne d'accents sauvages, crée une transe, électrise le public jusqu’à l’explosion finale. Le succès est monstre! Pour répondre aux rappels, les sœurs Labèque proposent de réécouter, en guise de bis et de clôture, les duos entendus au festival. Assises en tailleur dans le coin de la scène, elles applaudissent à leur tour les jeunes paires de pianistes, avec grande simplicité et bienveillance: une bien noble attitude qui leur vaudra une belle ovation !

Pianoscope referme brillamment ses portes sur cette édition exceptionnelle. 

Jany Campello


11/09/2017

Jazz In Marciac, Un Boléro Comme Vous Ne L'avez Jamais Entendu

Le fameux Boléro de Ravel revu par Katia et Marielle Labèque avec les Percussions basques.  Un moment unique.
Nouvelle grande région Occitanie oblige, c'est à Marciac (Gers) que s'est clos le festival Radio France Occitanie Montpellier le 28 juillet, lors d'un concert qui ouvrait aussi, le même jour le festival Jazz in Marciac. Sur la scène de l'immense chapiteau,Katia et Marielle Labèque, accompagnées des Percussions basques de Thierry Biscary ont ébahi les 6000 spectateurs présents. D'abord avec la belle composition de Philip Glass Four movements pour deux pianos, et puis surtout avec un surprenant Boléro de Ravel joué avec des percussions basques. Une adaptation aussi singulière que pertinente pour ces deux immenses pianistes, toujours à l'affut de nouveaux territoires. 


Le Figaro 02/08/2017


26/08/2017

Press Review SHMF 23/24.08.2017

Press Review International
Katia & Marielle Labèque, Raphaël Séguinier, Thierry Biscary, Eñaut Elorrieta, Oreka Tx

Hamburg, Laeiszhalle, 23.08.2017
Kiel, Schloss, 24.08.2017

Hamburger Abendblatt, vom 06.06.2017

Klavier im Doppelpack
Die Pianistinnen Katia und Marielle Labèque suchen Ravels Wurzeln

Von Ilja Stephan

Zu den Kostbarkeiten, die selbst noch so viel Geld nicht kaufen kann, zählt Tradition. Die altehrwürdige Laeiszhalle ist mit Geschichte förmlich gesättigt. Dort fand auch das einzige Hamburg-Gastspiel von Maurice Ravel statt. Am 28. Januar 1926 ließ der französische Komponist sich als Pianist im Kleinen Saal hören. Vermutlich wird es eher ein modisches als ein musikalisches Erlebnis gewesen sein, denn Ravel widmete dem perfekten Sitz seines Krawattenknotens für gewöhnlich mehr Aufmerksamkeit als seiner pianistischen Technik.

Die Schwestern Katia und Marielle Labèque bestechen nicht nur durch ihre elegante Erscheinung, sie spielen auch ausnehmend gut Klavier. Passend zum diesjährigen Komponistenschwerpunkt beim SHMF, widmen die beiden Französinnen Maurice Ravel nun ein ganz besonders Konzert unter dem Titel "Roots" (Wurzeln). Und auch wenn es historisch nicht ganz authentisch ist, gehen die Labèques mit ihrem Ravel-Projekt selbstverständlich in den Großen Saal.

Die Verbindung der beiden zur Musik und zu Ravel ist ebenso eng wie persönlich. Sie wurden in Bayonne unweit von Ravels Geburtsort Ciboure im französischen Teil des Baskenlandes geboren. Mutter Labèque, selbst Pianistin, war eine Schülerin der mit Ravel befreundeten Pianistin Marguerite Long. So sind die Schwestern mit Ravels Musik buchstäblich groß geworden.

Besuche in Ravels Geburtshaus zählen zu ihren Kindheitserinnerungen. Gefragt, welches Stück die Beziehung der beiden Schwestern am besten zum Ausdruck brächte, antwortet Katia Labèque: "Das wäre ,Ma Mère L'Oye' (Mutter Gans) von Ravel." Und fährt fort: "Ich denke, es erinnert uns an unsere Kindheit, die immer in uns ist und zu der wir nie die Verbindung verloren haben."

Mit "Roots" führen die Labèque-Schwestern Ravels Musik nun zu ihren baskischen Wuzeln zurück. Allenfalls pedantische Spielverderber werden dagegen einwenden wollen, dass Ravels Eltern noch im Jahr von dessen Geburt nach Paris umzogen. Ihr Sohn wurde ein bekennender Dandy, also ein Mann, der seine Identität selbst stilisiert, und war zeit seines Lebens wohl vor allem ein echter Pariser.

Für das baskische Flair sorgen bei "Roots" Musiker von den Volksmusikgruppen Ensemble Basque und Oreka TX. Zu den wundervollen Kuriositäten, die es in der baskischen Volksmusik zu entdecken gibt, zählt etwa das Schlaginstrument Txalaparta. Dieses riesige Xylofon sieht aus, als hätte man Holzbohlen über einen Tapeziertisch gelegt. Es wird von zwei Spielern gleichzeitig bedient. Deren Parts greifen so dicht und präzise ineinander, dass ein hochkomplexer Gesamtrhythmus entsteht. Das Rhythmusgefühl, das Ravel in seinem "Bolero" zelebrierte, hier kann man es in seiner Urform hören.

Neben baskischer Volksmusik stehen nun der "Bolero" in der Version für zwei Klaviere und baskische Rhythmusgruppe und natürlich "Ma Mère L'Oye", das Lieblingsstück der Labèques, auf dem Programm. "Wenn ich mit Marielle vor dem Klavier sitze, fühle ich immer, wie es mich im Herzen trifft, wenn wir die ersten Noten spielen", erklärte Katia Labèque den Zauber dieses Stücks. Denn mit "Ma Mère L'Oye" gelang Ravel ein hoch.


Hamburger Abendblatt, vom 25.08.2017
Baskische Klänge, ein Glücksfall im SHMF-Programm

Von Marcus Stäbler


WeltN24, vom 25.08.2017
Verwunschene Klangwelt
Die Klavierschwestern Katia und Marielle Labèque sorgen für eine Publikums-Implosion

Von Lutz Lesle

Nur wenige Kilometer trennen die Geburtsorte Maurice Ravels und der Klavierschwestern Katia und Marielle Labèque. Wenn das keine Wahlverwandtschaft begründet! Liegen das Fischerdorf Cibourne und die Hafenstadt Bayonne doch an der Biscaya im Département Pyrénée-Atlantique unweit der spanischen Grenze. Mithin im französischen Teil des Baskenlandes.

Weshalb sich die Labèques mit dem Ensemble Basque und dem Duo Oreka TX verbündeten, die Anfang der Woche den Ahrensburger Marstall und den Haseldorfer Rinderstall in Wallung gebracht hatten (siehe auch DIE WELT vom 23. August). Mit ihren baskischen Freunden erarbeiteten sie ein gemischtes Programm, das sie folgerichtig „Roots“ nannten (wiewohl „Racines“ noch passender gewesen wäre).

Mit vereinten Kräften ließen sie sich jetzt im Auftrag des Schleswig-Holstein Musik Festivals in der Laeiszhalle und im Kieler Schloss hören. Wobei der erste Programmteil zwei originale Klavierfassungen populärer Orchesterwerke Ravels in Erinnerung brachte. Auch wenn die Saiten und Resonanzkörper der edelsten Flügel und die ausgeklügeltste Fingertechnik nicht das Farbenspiel und die Raumwirkungen eines Orchesters einzuholen vermögen, so haben Ravels Klavierversionen doch einen Vorzug: Sie verdeutlichen dem Ohr den Grundriss und das strukturelle Innenleben der Stücke. Zumal, wenn sich ein so feinsinniges und brillantes Duo ans Werk macht wie das uneitle Schwesternpaar aus dem Pays Basque.

Die beiden besitzen wahrlich den Zauberstab, das entschwundene Kinderland heimzuholen, das sich Maurice Ravel zeitlebens bewahrte, indem er sich mit Standuhren, Pendeln, Weckern, Spieldosen und Spielzeug aller Art umgab. Eine Neigung, die ihm 1908 die fünf vierhändigen Märchenbilder „Ma Mère l’Oye“ für ein befreundetes Kinderpaar eingab („Mutter Gans“ ist eine Märchen erzählende Amme). Schon die Anfangstakte der gemächlich schreitenden „Pavane de la Belle au bois domant“ (Pavane der Schönen im schlafenden Wald) trugen das Publikum in eine verwunschene Klangwelt, die Ravel seinen „kleinen Freunden Mimie und Jean“ widmete. Reizend der trippelnde Däumling, der sich im Wald verirrt, da die Vögel seine Brosamen aufpickten. Bezaubernd die Kaiserin „Aschenbrödel“, ins Bad steigend, indes die chinesischen Porzellanfigürchen mit ihren Zwerginstrumenten zu Gesang und Tanz aufspielen. Zwielichtig der Dialog zwischen der Schönen und dem Biest, dem anmutigen Walzertakt der Prinzessin und der knotigen Stimme des verhexten Prinzen, bevor die Schöne den Bann bricht und das kontrapunktische Duell der Themen sich in flirrende Akkordwellen auflöst.

Danach die „Rapsodie espagnole“ für zwei Klaviere. Eingeleitet von einem nachtschwangeren Prélude, dessen Ostinat-Figur in die Folgesätze einfließt, entwarfen Katia und Marielle ein festliches Triptychon: eine rasche, skizzenhafte Malagueña, eine maßvolle Habanera und das bunte Jahrmarktsgetriebe der abschließenden „Feria“ mit zärtlich verliebtem Mittelteil.


04/08/2017

Ravelen Boleroa Konpainia Ezin Hobean Dabil Europan Barrena


02/08/2017

Le Figaro.fr - Exclusif : à Jazz In Marciac, Un Boléro Comme Vous Ne L'avez Jamais Entendu


01/07/2007

Press Reviews Collection

CHICAGO TRIBUNE

December 16, 2007 "Best record of the year"

 

THE SUNDAY TIMES

Classical CD of the week ...the Labèque sisters return to Ravel – They play Boléro in a two-piano version made by Ravel, but adapted by themselves and the Basque composer Michel Sendrez to include Basque sounds: the atabal, a small drum; the txepetsxa, a tiny instrument, made out of a walnut shell, that imitates the sound of a wren; and a ttun-ttun, a drum with “sympathetic” strings. The arrangement works well, The Labèques’ experience in this repertoire is second to none today, and they launch their label with panache. HC

 

THE TIMES

Geoff Brown

...it’s spectacular.Dionysian overkill of Ravel’s two-piano version of Boléro, enlarged with Basque percussion instruments. The recital takes a trip to the Labèques’ childhood, to the folk rhythms of the Basque country where both they and Ravel were born. Good times easily dominate; and as their very slow-burn Boléro mounts, with exotic instruments of wood, steel and skin rising from whispers to giant thumps, you want to roll out the red carpet. Welcome back, Katia and Marielle. Where have you been?

 

CHICAGO TIME OUT

Marc Geelhoed

Such are the charms of this sister-and-sister piano duo playing the music of their countryman that it is almost irresistible. Thinking and breathing as one, they bend phrases and stretch them to their most expressive points. When they rein in that expression, they do it with the same unanimity. They spice up Boléro with authentic Basque percussion instruments drumming out the hypnotic repeating figure. The indigenous instruments heighten the folk quality of the work, returning it to the dusty streets of the original dance, and even if you chip a tooth on the drums’ names ( txalaparta), their buzzing and hollow pounding won’t be mistaken.

 

THE DAILY TELEGRAPH

Matthew Rye

They have gone back to the Basque roots they share with Ravel to explore some of his Iberian inspirations in versions for one and two pianos. Most intriguing here is the Labèques´ own adaptation of Boléro for two pianos and an interesting array of Basque percussion: you don´t miss the multifarious colours of Ravel´s original orchestration at all.

 

BBC MAGAZINE / BENCHMARK Recording of the month

Christopher Dingle

The first disc to be released by Katia and Marielle Labèque on their KML label sees them returning to the Basque roots that they share with Ravel. Full of their customary sparkle, the Labèques make you sit-up and take notice.

 

MIDWEST RECORD

Adding percussion to 'Bolero', they make it more than just a set piece and fill it with drama in a cinematic way.

 

SCHERZO...

Santiago Martin Bermudez

Que vamos a decir del Boléro. Al menos una cosa: que no es un estallido, sino la motivaçion pausada, paciente de un crecimiento que llega poco a poco, y como llega...un Ravel para dos pianistas que bordea la excelencia, y que hace justicia a ese esencial buen gusto del compositor francés. Dificilmente mejorable.

 

Süddeutsche Zeitung

Klangbrücken

Die bei Ihrem Spiel bekannter Werke immer wieder neue Facetten abgewinnen, in staunenswerter Balance zwischen Präzision und Furor. Und die für das zeitgenössische Repertoire sowie für experimentelle Begegnungen von Künstlern und Epochen so viel Enthusiasmus zeigen wie nur wenige ihrer Kollegen. Kristina Maidt - Zinke

 

HAMBURGER ABENDBLATT

Das Klavierduo Katia und Marielle Labèque und die Gruppe Basque Percussion entfesseln ihr Publikum mit Musik rund um den „Bolero'. Weltmusik mal klassisch - entfesseltes Publikum An Delikatesse, Farbigkeit und Klarheit der Artikulation stehen sich die beiden trotz ihres unterschiedlichen musikalischen Temperaments aber in nichts nach. Das haben sie gerade wieder mal in der Laeiszhalle vorgeführt – mit einem Programm von Arrangements, das an Originalität seinesgleichen suchte. Und das, obwohl sein Gravitationszentrum ausgerechnet Maurice Ravels „Bolero“ war, als Orchesterstück plattgespielt, als Warteschleifenmusik missbraucht, zum Soundtrack für seichte Erotik degradiert.

Den „Bolero“ schließlich nahmen die Künstlerinnen, aus dem französischen Baskenland stammend, schlicht bei der ebenfalls baskischen Herkunft seines Komponisten. Dafür reicherten sie Ravels Fassung für zwei Klaviere mit den naturhaften Klängen der Gruppe Basque Percussion an. Heraus kam ein kammermusikalisch genauer, diskret schwingender und verblüffend farbiger Bolero. Die drei Perkussionisten setzten ihre kurze Einlage mit traditioneller baskischer Musik in zwei Zugaben fort und rissen das Publikum förmlich von den Stühlen. So mitreißend und klug zugleich kann Crossover sein.