Press: Kalakan                                

01/07/2012

Trad Magazine n137

La txalaparta est un instrument de percussion du Pays basque, rudimentaire, proche du balafon mais avec une technique de frappe avec un pilon en bois. Les sonorités obtenues sont chaleureuses, dynamiques. Visuellement, le musicien semble être un danseur. Cet album est basé sur le minimalisme. Ces artistes basques utilisent leurs voix, quelques tambours et une txalaparta, des coquilles de noix, deux flûtes, une alboka (Instrument basque qui peut être assimilé à une clarinette double). Kalakan n’a pas pour ambition de renouveler la tradition basque du chant, mais plutôt de rechercher de nouvelles émotions en explorant le répertoire trad’. Ils revendiquent leur identité basque mais sont également très contemporains et très proches de l’énergie du rock, du Pays basque d’aujourd’hui et du monde de demain. Ils chantent en euskara (langue basque) pour exprimer cet enracinement global. Cette identité plurielle s’appuie sur l’euskara, sa couleur, sa rythmique, sa diversité et sa propre musicalité. Pour Kalakan (qui signifie “bavardant”, “en train de tchatcher”), la langue est la musique première. Le répertoire est composé d’adaptions et de textes remis en musique, voire des textes actuels sur des musiques traditionnelles. À la base, il s’agit d’un trio. Mais pour ce premier album, ils ont invité les pianistes Katia et Marielle Labèque et le choeur basque Anaiki. La pochette est un très bel objet d’art, dans l’esprit du minimalisme. On peut regretter que les textes n’accordent aucune place à la langue française, mais cela reste très cohérent avec la démarche artistique et culturelle de ce trio.